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(010) — FAIRE SOI-MÊME OU DÉLÉGUER · IA & AGENCE · SUISSE · 2026

Faire son site soi-même avec l'IA, ou passer par une agence ?

Amin TorrisiFondateur Globiweb9 min de lectureOutils

La question n'a plus rien de théorique. En une soirée, avec un outil d'intelligence artificielle, on obtient aujourd'hui quelque chose qui ressemble vraiment à un site : une page d'accueil, des textes, des images, un formulaire de contact. Ce n'était pas le cas il y a peu. Ça l'est maintenant, et personne ne devrait vous raconter le contraire pour vous vendre autre chose.

Autant poser nos cartes tout de suite, pour que vous lisiez la suite sans chercher où l'on veut en venir : nous construisons nous-mêmes un outil de ce genre. Vous décrivez votre activité, vous voyez un aperçu de site en quelques minutes, c'est gratuit et sans inscription — notre générateur de site. Nous n'allons donc pas vous expliquer que l'IA fait du mauvais travail. Nous allons vous dire ce qu'elle ne fait pas, parce que c'est exactement là que la facture réapparaît — plus tard, et plus salée.

Ce que l'IA fait vraiment bien

Sur une bonne partie du travail, un générateur va plus vite qu'un humain, et le résultat est honnête. Le nier serait ridicule.

  • Sortir de la page blanche. Voir immédiatement une structure — accueil, prestations, à propos, contact — vaut mieux que trois semaines à ne pas savoir par quel bout prendre le sujet.
  • Écrire un premier jet. Les textes générés sont rarement les bons, mais un texte à corriger se traite dix fois plus vite qu'une page vide.
  • Proposer une mise en page cohérente : des couleurs qui vont ensemble, des espacements réguliers, une lecture qui tient debout sur téléphone.
  • Reformuler, raccourcir, traduire. Ce qui prenait une demi-journée prend dix minutes.
  • Tester une idée. Voir à quoi ressemblerait votre projet avant d'engager le moindre franc, c'est nouveau, et c'est précieux.

Les cas où faire soi-même est le bon choix

Ils existent, ils sont fréquents, et un prestataire honnête vous le dit avant de vous vendre quoi que ce soit. Faites-le vous-même si vous vous reconnaissez ici.

  • Votre budget est à zéro. Un site imparfait en ligne vaut infiniment mieux qu'un beau site qui n'existe pas. Faites-le seul, et revenez quand l'activité paiera le travail.
  • C'est un projet personnel ou associatif : un club, un événement, un blog, une page de mariage. Le site n'a pas à rapporter de l'argent, il a besoin d'exister.
  • Vous testez une idée. Tant que vous ne savez pas si le marché répond, dépenser plusieurs milliers de francs en site est prématuré. Une page qui explique et un numéro de téléphone suffisent pour le savoir.
  • Vous avez besoin d'une seule page. Une adresse, des horaires, une photo, un bouton pour appeler : ça se fait très bien seul, et vite.
  • Quelqu'un chez vous aime ça et a du temps. C'est la vraie condition, et elle est plus rare qu'on ne croit : il faut quelqu'un qui aura encore envie dans six mois.

Si vous êtes dans un de ces cas, ne payez personne. Décrivez votre activité, regardez ce que ça donne, repartez avec une base : l'aperçu est gratuit et sans inscription.

Ce qui coûte cher, et qui n'arrive que plus tard

Le piège n'est pas la qualité du premier jet. Il est dans la part du travail que personne ne voit avant de l'avoir vécue. Voici les six points, dans l'ordre où ils se manifestent.

1. Le site qui n'est jamais fini

Le samedi soir, l'essentiel est debout. Il reste le formulaire de contact qui n'arrive nulle part, deux liens qui tombent sur une page d'erreur, les mentions légales, la version téléphone qui coupe un titre en deux, les photos à recadrer. Ce reste-là ne se fait pas le dimanche : il se fait le mois suivant, ou jamais. Et un site à moitié fini reste en ligne — il parle de vous à chaque visiteur, tous les jours.

2. La maintenance qui n'arrive jamais

Un site vieillit. Un certificat de sécurité expire et le navigateur affiche un avertissement rouge à vos clients. Une mise à jour casse un affichage. Un formulaire cesse d'envoyer sans prévenir — et vous ne le voyez pas, puisque vous ne vous écrivez pas à vous-même. La vraie question n'est pas « qui construit ? », c'est « qui regarde ? » Quand la réponse est « personne », un site se dégrade en silence pendant des mois.

3. Le référencement local ne se fait pas tout seul

Être en ligne et être trouvé sont deux choses différentes. Apparaître quand quelqu'un tape votre métier suivi du nom de votre ville demande un travail précis et suivi : une page par prestation, des adresses de pages stables, une fiche d'établissement tenue à jour, les informations que le moteur lit pour comprendre où vous êtes et ce que vous faites. Un générateur produit un site ; il ne vous met pas sur la carte. Les signaux qui manquent le plus souvent sont listés ici : votre site vous fait-il perdre des clients.

4. Le nom de domaine, et ce qui vous appartient

Votre adresse en .ch doit être enregistrée à votre nom, avec une adresse e-mail que vous contrôlerez encore dans trois ans. C'est le point le plus négligé et le seul vraiment irréversible : un domaine perdu, ce sont vos cartes de visite, votre place dans les résultats de recherche et vos e-mails qui partent avec. Posez-vous la question maintenant, pas le jour du renouvellement : si je change d'outil ou de prestataire demain, qu'est-ce qui reste à moi ?

5. La vitesse

Une photo sortie d'un téléphone pèse plusieurs mégaoctets. Posée telle quelle sur une page, elle transforme une visite en attente — et sur un téléphone, en déplacement, la personne referme avant même d'avoir vu votre nom. Cette perte-là n'apparaît sur aucune facture : ce sont les appels qui n'ont pas eu lieu. C'est aussi la partie la plus technique du métier, celle qui se règle avec des instruments de mesure, jamais à l'œil : pourquoi tant de sites sont lents.

6. Les données de vos visiteurs

Dès qu'un formulaire existe, vous collectez des données personnelles — et la loi suisse en rend responsable l'entreprise, pas l'outil qui a servi à faire le site. Où sont-elles stockées, qui y accède, que dit votre page de confidentialité, quels services extérieurs se chargent à l'insu du visiteur : ce sont des questions qui appellent une réponse écrite, et elle ne se rédige pas toute seule. Le détail, sans jargon d'avocat : ce que la LPD exige vraiment.

La vraie question : qui s'en occupe le jour où ça casse ?

Le débat est mal posé quand on l'appelle « l'IA contre l'humain ». Nous utilisons ces outils tous les jours, et une agence qui prétendrait le contraire mentirait ou travaillerait lentement sans raison. La ligne de partage est ailleurs, et elle tient en une phrase : qui s'en occupe le jour où ça casse ?

Un mardi matin, votre site ne répond plus. Ou votre formulaire n'envoie plus rien depuis trois semaines. Ou vous avez disparu des résultats de recherche après une manipulation. À cet instant précis, il n'existe que deux situations : soit c'est votre problème et votre soirée, soit c'est le métier de quelqu'un et son numéro est dans votre téléphone. Tout le reste — l'esthétique, l'outil employé, la technologie — passe après.

Répondez honnêtement à ces trois questions et vous saurez de quel côté vous êtes :

  • Combien vaut une heure de votre temps, et combien d'heures êtes-vous prêt à y passer chaque mois — pas ce mois-ci, tous les mois ?
  • Que perdez-vous si le site tombe une semaine sans que personne s'en aperçoive ?
  • Qui, chez vous, sera encore là et disponible dans deux ans pour le faire évoluer ?

Si les trois réponses vous laissent tranquille, faites-le vous-même : c'est un vrai choix, pas un pis-aller. Si l'une d'elles vous met mal à l'aise, ce n'est pas d'un outil que vous avez besoin — c'est de quelqu'un qui répond.

Ce qu'on fait, nous, et ce que ça coûte

Notre position tient en une ligne : l'IA fait la première version, des humains font le reste et restent responsables. L'aperçu est gratuit et sans inscription — vous décrivez votre activité, vous voyez une direction en quelques minutes. Ensuite, deux façons de payer, sans mauvaise surprise : l'abonnement tout compris à partir de CHF 149/mois, où la création, l'hébergement, la maintenance et les évolutions tiennent dans le même mensuel ; ou le paiement en une fois, dès CHF 7'500, si vous préférez être propriétaire tout de suite. Tout est public : nos tarifs.

Une précision de calendrier, parce qu'elle change le montant : jusqu'au 30 septembre, tout abonnement souscrit garde −40 % à vie. L'abonnement d'entrée revient alors à CHF 89/mois. En contrepartie, nous publions ensemble une étude de cas chiffrée sur ce que le site aura changé chez vous.

Comment décider en cinq minutes

Pas besoin d'un comparatif de dix pages. Trois lignes suffisent.

  • Projet personnel, association, événement, une seule page, ou budget à zéro : faites-le vous-même, ce soir, avec un générateur. Vous n'avez rien à gagner à attendre.
  • Le site doit vous amener des clients et vous savez déjà lesquels : déléguez au minimum la partie qui ne se voit pas — vitesse, visibilité locale, formulaires qui arrivent vraiment, surveillance — même si vous écrivez vous-même les textes.
  • Vous ne savez pas encore : faites la version gratuite d'abord. Vous y passerez une soirée et vous saurez précisément ce que vous voulez déléguer. C'est le meilleur cahier des charges qui existe, et il ne coûte rien.

Nous ne facturons pas un site parce qu'il serait devenu impossible d'en fabriquer un seul. Nous le facturons parce que quelqu'un s'en occupe ensuite, et répond quand ça casse. Ce que ça donne concrètement est public, vous pouvez ouvrir les sites un par un : nos réalisations. Et si vous hésitez encore, dites-nous simplement où vous en êtes : on vous dira franchement si votre cas justifie de payer quelqu'un — y compris quand la réponse est non.

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